Sur Facebook, tout le monde semble avoir une vie plus intéressante et joyeuse que tout le monde. Cette illusion narcissique, il m’arrive parfois de la prendre un peu trop au sérieux.

Nous sommes le 21 mars 2014, et une amie me partage l'article Tomber dans le rack à pastilles, qui enflamme les réseaux sociaux cette journée­-là. Ce qui est décrit simplement et très justement dans ce récit de Jonathan Roberge est la réalité de milliers de gens : un bras de fer avec l'anxiété, l'angoisse, l'obsession, la peur panique ou ultimement, la dépression.

Récemment, j'ai eu l'opportunité de renouer avec certains loisirs relégués aux oubliettes depuis trop longtemps, pour mille et une raisons. En me rapprochant des activités qui me faisaient du bien, certaines autres ont naturellement été mises de côté, dont plusieurs en lien direct avec mes bebelles électroniques.

J'y ai découvert un moyen de fuite par excellence, une bonne source de procrastination avec relents de culpabilité en prime. Une alerte pour ci, une notification pour ça, un courriel, un appel. Pas du tout stressant, cher Pavlov ! Sans oublier le fil d’actualité Facebook, puant de beau, de bien-être et de bonheur, qui était devenu une source de comparaison, d’envie, et de complainte du pauvre de petit moi qui s’apitoie. Bref, quand on feel déjà un peu mou, ce n'est peut­-être pas l'activité par excellence pour te remettre du pep dans le soulier.

Enfant, je marchais jusqu'à mon école primaire, en prenant soin de modifier la portée de mes enjambées de telle sorte à éviter les craques du trottoir. Trente ans plus tard, je remarque plusieurs regards souvent dirigés vers le sol; branchés sur leur gadget respectif, réfugiés dans un monde, mais déconnectés, du vrai qui les entoure. Une nouvelle forme d'obsession, à mon avis, qui n'a pas fini de faire cogiter sociologues et psychologues.

Je comprends, on s'attache et s'identifie à ces petites bêtes­-là. Je ne veux pas démoniser l'outil ni tout rejeter en bloc. Une introspection forcée m'a seulement permis de me rapprocher un peu plus de ce vrai qui nous entoure à chaque instant. Je suis encore branché, à la différence que ma tête se relève un peu plus souvent qu'avant. Le temps d'un regard, d'une connexion, d'un sourire, avec la conviction que ce simple geste de reconnaissance peut faire la différence dans ma journée, et celle des autres.

Applications

RunKeeper, tant qu'à faire courir son hamster

Mindfulness Daily, excellente introduction à la pleine conscience

RespiRelax, pour la gestion rapide du stress, par la respiration


Bouquins


Hope And Help For Your Nerves, par Dr. Claire Weekes

Entrer En Amitié Avec Soi­-Même, par Pema Chödrön

The Happiness Hypothesis, par Johathan Haidt

L'Éveil Des Sens, par Jon Kabat­Zinn

Spark, par John J. Ratey